Modernité du mythe et violence de l’altérité

La Toison d’or de Franz Grillparzer

Sous la direction de Marc LACHENY, Jacques LAJARRIGE et Éric LEROY DU CARDONNOY

Pour Grillparzer, le mythe ne devait pas être coupé de sa préhistoire pour prendre sens, sauf à faire de l’histoire de Médée une histoire à sensation. Les antécédents du drame présentaient à ses yeux un intérêt qui, au-delà de la vision « organique » de l’ensemble, pourrait relever de l’histoire culturelle : il voulait mettre en scène la naissance du mythe à partir de la scène fondatrice de la culture, une volonté « étiologique » en quelque sorte pour montrer le passage du matriarcat au patriarcat comme la révolution la plus importante dans le processus de la culture européenne. Il s’agit pour Grillparzer de bâtir des oppositions entre la Grèce et la Colchide, tout en montrant qu’elles sont tout à fait artificielles et correspondent à des stratégies d’affirmation, de pouvoir et d’identité différentes dans chaque cas.

Détails
  • Dates
    Créé le 30 octobre 2016
  • Éditeur
    PURH