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Journée d'étude « Mythologie des mondes possibles en science-fiction »

Publié le 24 septembre 2020 Mis à jour le 28 septembre 2020
le 16 octobre 2020 Université Toulouse - Jean Jaurès
Salle E323 Maison de la recherche - Université Toulouse Jean Jaurès

Journée d'études co-organisée par Frédéric Sounac, Yves Iehl & Jean Nimis, co-portée par les laboratoires LL-Créatis et CREG

Depuis ses débuts, la fiction spéculative, autre nom de la science-fiction ou de la littérature d’anticipation, a interrogé les perspectives que les innovations scientifiques ouvrent à l’avenir de l’espèce humaine et en ceci, elle rejoint la finalité explicative du mythe : rendre compréhensible l’énigme de notre présence au monde, répondre aux grandes questions que l’homme s’est toujours posées, chercher des solutions aux problèmes d’ordre moral, existentiel, métaphysique.

Du fait du  rôle décisif qu’elle accorde à l’imaginaire, la science-fiction puise aux sources même du mythe et en vient à constituer une moderne « mythologie de notre présent et de notre futur », d’autant que, par un singulier paradoxe, la science, rationnelle et positive dans son essence et de ce fait soucieuse de détruire la part d’irrationalité présente dans tout mythe, ne cesse dans le même temps de défier l’imagination humaine en lui suggérant de nouveaux mythes liés aux potentialités de connaissance, de développement, de création ou de destruction qu’elle renferme.

Ainsi la science-fiction est souvent tentée de proposer une série de modélisations à la fois archétypales et prospectives du devenir humain en revisitant, entre autres, de grands mythes fondamentaux, tels les mythes des origines ou des fins dernières, les mythes de l’exode, de l’exploration, de la découverte ou de la conquête, les mythes du retour ou de l’errance, et notamment le mythe démiurgique, qui l’a beaucoup inspirée depuis ses débuts au 19e siècle.

Ce sont ces multiples et complexes relations de la science-fiction et du mythe que cette journée d’études, en lien avec des concepts fondamentaux liés à la biologie (dégénérescence, eugénisme, transhumanisme), ou de nature plutôt philosophique (utopie / dystopie), se propose d’interroger dans la littérature narrative, au théâtre, dans le roman graphique, au cinéma.