Sciences du vivant et représentations en Europe (XVIIIème - XXème siècles)

Transferts culturels, ordonnancements des savoirs et visions du monde

     En ce début de XXIème siècle, la biologie, de nouveau science pilote, nourrit une intense réflexion éthique, tout comme au XIXème siècle où l'approche matérialiste des savants européens finit par ébranler le statut herméneutique de la métaphysique dans les disciplines les plus diverses : anthropologie, histoire naturelle, philosophie naturaliste, biologie et médecine.
    Agencé dans une visée explicative, le propos part de la situation floue du "savant" dans l'émergence problématique d'une communauté disciplinaire, pour explorer la complexité de la circulation des idées dans les différentes théories du vivant. C'est dans ce cadre que se restructurent les disciplines et les taxinomies, avec une frénésie de collationnement des données préthéoriques et de l'affinement taxinomique.
    Contribution aux études de transferts culturels, le présent volume éclaire la genèse et la réception des sciences du vivant du XVIIIème au XXème siècle en Europe. Il met au jour comment d'une théorie à l'autre, d'une discipline à l'autre, d'un lieu institutionnel à l'autre, les voies pavées de trop bons sentiments de l'activité scientifiques ont servi à véhiculer le meilleur et parfois le pire des savoirs, idéologiques et utopies.
- 4ème de couverture -
  • Dates
    Créé le 28 février 2011
  • Auteur(s)
    Helga JEANBLANC (textes recueillis par)
  • Éditeur
    Presses Universitaires de La Méditerranée (PULM) coll. "Histoires et Sociétés"